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« Le savoir est au sommet de la montagne. Grimpons ! »



Mouhamed DIOP

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Chez un musulman animiste

Le 03/08/2017

Charlatan Guérisseur Bain mystique Animiste Prêtre vaudou

Charlatan
Charlatan 

« La superstition demande des causes, alors que le propre de la raison véritable est de découvrir que les choses sont sans cause et de déceler, dans le vœu causal, la racine de l'angoisse religieuse. »
Clément Rosset, L’Anti-nature (1973)

« La superstition est plus injurieuse à Dieu que l'athéisme. »
Denis Diderot, Pensées philosophiques (1746)

Vêtu d’un gros boubou blanc, il s’assoit toujours sur une natte ou une sorte de tabouret, entouré de livres en arabe, de feuilles blanches, de calebasses, de bouteilles de sable, d’objets en cuir de toutes sortes, de cornes de boucs, d’une petite bouteille de gaz et de bols par-ci par-là. On devine facilement qu’il passe pratiquement toute la journée dans ce même endroit. Il a même une douche intérieure à côté. Sur les quatre murs qui l’entourent sont accrochés des morceaux de miroir assortis de cauris. Dans chaque coin de ce cloaque se trouve un petit canari d’eau potable sur lequel est soigneusement posée une tasse à thé. Tous ses visiteurs, sans distinction aucune, y boivent avant de lui adresser la parole. C’est la raison pour laquelle il ne consulte qu’après la rupture durant le mois bénit du Ramadan. Dans ce sanctuaire, chaque chose a son utilité et tout est sacré. Sa dévotion a déformé son corps, ramolli ses muscles et rendu son visage austère. Il est déplumé comme un oiseau malade. Quand il marche, il chancelle tel qu’un gamin qui a toujours l’air d’avoir faim. On dirait qu’il a dix ans de plus que son âge réel même s’il est très jeune. Sa forte présence le rend maître. Les vendeurs de peau de lion et d’hyène de Sandaga le connaissent par cœur. Par tendresse doublée de politesse, ils l’appellent seugne bi (notre guide). Il fait partie de ces derniers recours que les gens nomment maa man yi (les charlatans). Il voyage toujours léger. Il est si vénéré qu’il est partout bien accueilli par des fanatiques arborant un sourire d’ignorant accroché aux lèvres.

C’est le même homme dont nous parle Chinua Achebe dans ses romans. C’est le guérisseur qui donne des potions, le devin qui voit l’avenir et le prêtre qui facilite la communication entre ce monde et celui des esprits. Au Sénégal, il dirige également la prière dans les mosquées. Son dos toujours courbé, la plume et l’encrier juste à portée de main, deux plats en plastique contenant de l’eau mélangée avec un liquide noirâtre, il se concentre comme un élève qui passe, pour la deuxième fois, son bac. Ses traits sont distinctifs, on n’a pas besoin d’être près de lui pour le remarquer. Il a une tête chauve, de petites oreilles, un nez plat, un front saillant qui sort de l’ordinaire et sur lequel on aperçoit une marque noire comme s’il était tombé sur une substance difficile à enlever.

On dirait que ses prières quotidiennes en sont la cause. D’ailleurs, sur le tapis de prière, en haut au milieu, on voit la même marque. Chez lui, ascétisme et animisme sont des sœurs siamoises. Il n’y a pas de personnalité plus paradoxale que la sienne. Quand il parle, sa fatigue le trahit, sa voix tremblote et les mots étranglés qui sortent de sa bouche donnent l’impression d’une fréquence de radio saccadée. Ses doigts délicats ne savent qu’écrire des xaatim (lettres arabes) et égrener des chapelets de mille perles. Pendant la nuit, on l’entend psalmodier des noms bizarres : « saalaa li…  waalaa li… jinkum jinkum… jaakum jaakum…». Il arrive des moments où il peut s’enfermer trois jours sans se mettre quelque chose sous la dent. Notre homme est musulman, mais très attaché à la tradition païenne que les religions ne réussiront jamais à éradiquer en Afrique noire.

Les femmes l’adorent, il leur donne des saafara (décoctions protectrices). Ses belles heures de consultation coïncident toujours avec le baccalauréat : stylos magiques, soccu (cure-dents à l’africaine), et toute une kyrielle de rites vaudous pour des jeunes fantassins qui vont affronter l’ennemi sans armes. Les jeunes demoiselles l’estiment avec crainte, il leur répète sans cesse de porter des talismans pour ne pas mourir vieilles filles. Les hommes se méfient un peu de lui, mais ils le consultent aussi. Son logeur le salue avec deux mains fermes pleines de reconnaissance, car il lui avait prédit une seconde épouse. Le patron de la radio du quartier l’invite chaque samedi soir sur son plateau pour l’émission spéciale Guissaané (divination). Il enregistre un nombre record de sept cent mille auditeurs par semaine au moment où son programme Xam Xam Lé (savoir et partager) en a à peine cinq mille par mois.

Sa profession est aussi vielle que le continent noir. Ses ancêtres l’ont pratiquée des siècles avant sa naissance. Puis, son père, l’ayant héritée de son grand-père, lui a transmis ces pratiques païennes. C’est au début du vingtième siècle que son grand-père, décédé après s’être battu avec des forces maléfiques, s’est converti à l’islam. L’islam, une religion qui se veut monothéiste, dévote et iconoclaste des traditions haram (illicites ou blasphématoires), est la religion dont cette famille se réclame. Pourtant, grand-père n’a jamais fait fi aux xamb (lieux de sacrifice). Il n’a jamais cessé d’égorger des coqs pour ensuite répandre leur sang sur les pirogues des pêcheurs qui craignaient la déesse des océans. Une sirène peut-être ! Le choix des couleurs est essentiel dans ce milieu : la couleur blanche chasse les démons, le rouge améliore la chance et le noir est symbole de fertilité.

Par un beau matin où il faisait un froid de canard, un homme s’était présenté. Son allure laissait savoir qu’il venait de loin. Tout en sueur, l’air impatient et la mine épuisée, il demanda à voir le marabout. Mais il fallait attendre cinq heures de temps avant de pouvoir lui parler. Les modou modou (émigrés), les politiciens, les simples superstitieux, et même quelques toubab (Blancs) faisaient la queue au nom du culte animiste.

Dès que le vieil homme était apparu, son nom, ainsi que ceux de ses parents lui furent révélés sans qu’il ne le dise. « Ah ! c’est lui mon homme, » s’exclama-t-il. L’étranger était Directeur général d’une entreprise de télécommunication à Dakar. A chaque fois qu’il entrait dans son bureau, confia-t-il, sa vision devenait floue. Pourtant, son médecin personnel lui avait dit de ne pas s’inquiéter. Les récents travaux de rénovation, qui dégageaient beaucoup de poussière dans l’immeuble, devaient en être la cause.

« Non, ce menteur ne connaît rien ! Il ignore que mes subalternes ne veulent que ma mort pour me remplacer. » C’est comme ça qu’il s’est rendu dans ce village, réputé pour ses bains mystiques. Le marabout l’intima l’ordre d’acheter un coq d’une blancheur immaculée, faute de quoi il ne serait jamais exaucé. Accroupi comme un enfant qui se soulage après s’être intoxiqué de viande grillée et de frites, il se versa deux pots de sept litres d’eau bénite. Quelle eau ! A cent mètres du lieu, on sentait l’odeur forte semblable à des poissons fumés mêlés d’œufs pourris. Résolu à se débarbouiller des venins dakarois, il se lava de la pointe des pieds aux cheveux. Alors qu’il croyait pouvoir rentrer, il fut stupéfait d’un spectacle sans précédent qui l’immobilisa pendant des heures. Le coq, victime de sa superstition, avait reçu deux coups de couteau à l’estomac duquel sortirent des fils, des cafards et du charbon. Alors, grand-père les lui montra un à un en lui expliquant leur mauvaise intention. Ses collègues voulaient l’enterrer vivant : sa charmante secrétaire avait déjà consulté trois charlatans à cet effet, son chauffeur, qui l’avait d’ailleurs accompagné, lui en voulait aussi. « Le monde est un vrai panier de crabes ! » fit-il, enragé.

Tout comme grand-père, le père n’était pas en reste. Tôt le matin, il se levait chaque jour, une heure avant la prière de l’aube, pour s’armer avec plus de cent grigris après un bain mystique qui dégageait des puanteurs de latrines. Il en mettait partout, autour des cuisses, des biceps, de l’avant-bras droit, du cou et, surtout, de la taille. Il ne se sentait jamais en sécurité sans ses anda ndoo (compagnons). Cependant, c’est une vie plus austère que notre ami a choisie. Ses idéaux ont dépassé ceux de ses pères. Le matin, il va à la mosquée. Le soir, il donne des recommandations, en bon marabout. Les sacrifices qu’il prescrit dépendent des besoins qui lui sont exprimés : des kolas rouges et blanches, des percales, le linge d’une vierge qui a ses règles, le gros orteil d’un mort enterré, un mouton d’une seule couleur de fourrure, deux bougies à donner à une jeune naine ayant perdu ses deux jambes, du lait caillé à verser devant sa porte avant de la franchir, des incantations à écrire en arabe sur une feuille blanche qu’il faut ensuite cacher dans un endroit toujours humide, etc.

Cet homme…, si tordu qu’il soit, est le parfait miroir de la société sénégalaise. Un pays dont l’unique espoir est basé sur la chance et non le mérite sera toujours hanté par les démons de la peur continuelle engendrée par la jalousie, la convoitise et le maraboutage. « Oui, notre pays a trempé jusqu’au ventre dans le fétichisme, et nous en sommes restés imprégnés quand même, et nous avons eu beau nous débarbouiller, prendre des bains de réalité violente, la tache s’entête, toutes les lessives du monde n’en ôteront pas l’odeur. »

P.S. : la dernière phrase de ce texte s’inspire de L’Œuvre d’Émile Zola publié en 1886.



Mouhamed Diop
mouhamed.rassoul@yahoo.fr

 

Un séjour dans le Sine Saloum

Le 28/07/2017

Sine Saloum

Sine
Sine 
Après un voyage un peu fatigant, c’est une jeune fille, l’air calme, au sourire séduisant, qui m’accueille. Quelques minutes s’en suivront pour que le bol de couscous local me soit apporté avec allégresse et obligeance par une autre. Celle-ci manque de charme comme l’autre. Mais plus grassouillette, elle marche d’un pas alerte, ses rondeurs encore balbutiantes ne rajoutent que plus d’entrain dans ses mouvements de jeune campagnarde travailleuse et obéissante. Une nuit paisible et longue, n’existant que dans ces contrées, me dorlote jusqu’au petit matin.

Mille gazouillements de lamentations, de chamailleries, de chants amoureux des oiseaux diurnes, chassant ou remplaçant les rapaces nocturnes, se mêlent dans une mélodie paradisiaque. L’orchestre de la nature est si symphonique, si pur et si inouï. Ce n’est plus le crissement de pneus, ni le ronronnement d’un camion ni les grondements d’un moteur de car Niaga Ndiaye qui me réveillent. Je me suis retrouvé dans un endroit différent où les aiguilles de la montre cèdent, refusent de continuer leur tic-tac face aux caprices édéniques de mère nature. Dans la nature, le temps n’a pas de sens. Les coups de vent, les bouffées de chaleur, la fraîcheur naturelle, l’horizon qui tantôt s’éclaircit, tantôt s’assombrit, suffisent pour donner l’heure.

Les promenades de la journée sont riches d’histoires à raconter. En longeant les vergers bordés de lianes, j'entends les murmures des arbres aux feuilles naissantes, le bruit bucolique des mangues mûres qui disent adieu à leur mère, les femmes Sérères assises sous le pommier sauvage, la chute brusque et fatale des anacardes. Ces fruits acides sont si juteux qu’ils s’écrasent sur le sol après avoir quitté, à jamais, celle qui les a engendrés. Ici, les gens les laissent pourrir. Ils en ont à gogo. Ils ne sont pas très chimistes. Ils n’ont pas assez de tact ni d’initiative ni les moyens de les transformer comme dirait Lavoisier. Pourtant, ils ne badinent pas sur les noix.

En me promenant, toute mon attention est braquée sur une femme que les travaux champêtres et les corvées domestiques ont rendue osseuse. Dans ce village, il existe deux catégories de gens. Ceux qui ramassent les noix pour les vendre et ceux qui les transforment en véritables ambroisies. La seconde catégorie a très peu de membres dont cette femme épuisée par le dur labeur. Muni d’un long bâton, elle se met à distance. La noix est toxique et dangereuse. Sous un feu nourri, elle se met en besogne pour cuire ses noix, longtemps séchées au soleil pour réduire leur toxicité. Je profite bien du spectacle. On ne voit pas tous les jours cette préparation traditionnelle de noix de cajou. Son goût exquis passe par des mains expertes avant d'atterrir sur la langue des gourmands.

La nuit tombée à peine, le village dîne, se tait, se couche, s’enferme, dort, ronfle… Il fait nuit noire comme la couleur de ma peau, comme le teint encore plus sombre de mes hôtes. Si ce ne sont les lamentations du vieux crapaud qui craint ma présence, les railleries des chauves-souris raffolant de mangues, la lune qui fait son apparition céleste, je suis seul sur une chaise, avec le Pot-Bouille de Zola entre les mains, entouré par des insectes de l’hivernage qui survolent ma tête.

Le lendemain, une envie d’excursion me prend. Entre ciel et mer, un complot siffle dans l’air chargé de pluie hésitante, le promeneur solitaire que je deviens s’entête malgré les menaces des deux profondeurs, des ñomig ka (insulaires en Sérère) me tiennent compagnie, rentrant chez eux, des pêcheurs tournent la manivelle pour démarrer le moteur. Puis, j’aperçois des pirogues au large, des châteaux qui bordent les îlots, des chaloupes révélant la présence d'étrangers retraités. Quand je lève la tête, j’aperçois un soleil assombri. Mais ouf ! je suis rassuré. Il ne va pas pleuvoir. Maintenant, je vois, à perte de vue, des palmiers sur l'île le plus proche, des mangroves taciturnes sur lesquels s'agrippent les huîtres balayées par l'océan... L’eau, le bras de la mer qui fait la fierté des habitants de la petite côte, si douce, si calme, berce la pirogue qui vogue tranquillement vers Mar Lodge.  

C'est le Sine Saloum !

Mouhamed Diop

 

Bob, le chanteur de toutes les générations

Le 17/05/2017

 
« Le plus beau patrimoine est un nom révéré. »
Victor Hugo, Odes et Ballades, 1828.


Des siècles ont passé emportant des phares de l’humanité. Dans le cas du vingtième, « un nom révéré » nous vient à l’esprit. C’est celui de Robert Nesta Marley, dit Bob, l’homme qui a précocement marqué son siècle avec un patrimoine inépuisable. Dans ses textes, toutes les situations sociales sont remises en question. Toutes les membrures du corps politique tordues, refondues ou reforgées, dans la fournaise de la démagogie, sur l’enclume sonore des promesses à ne pas tenir, sont passées au crible (phrase inspirée de Victor Hugo dans Les Feuilles d’automne, 1831). Toutes les tares de la société sont redressées dans les textes de Bob insufflant ainsi une force révolutionnaire et créatrice de valeurs perdues. 

L’art trouve toute son utilité dans la poésie musicale de Marley. Tout ce que les grands écrivains ont rejeté pour limiter l’art à l’esthétique a été transformé en une arme salvatrice et rassurante par l’enfant des ghettos de la Jamaïque pour élever l’art au piédestal qu’il mérite. Bob, l’infatigable chanteur, est à la fois l’écho sonore, le lyrisme amoureux, le guitariste engagé, le moralisateur, le trait d’union du monde…

Ses dreadlocks (littéralement, « boucles de cheveu qui font peur ») symbolisaient l’effrayant pouvoir des authentiques Rasta, ancêtres d’Hailé Sélassié, descendants directs de la reine de Saba et du roi Salomon. Couronné sous le nom Sélassié Ier,  le dernier empereur d’Ethiopie, ras Tafari Makonnen, était considéré comme le Messie noir par Marley et les Rastafaris. Il a inspiré au chanteur le célèbre morceau « War (1976), » d’un discours prononcé le 6 octobre 1963 à New York à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.

Dans « Rastaman Chant (1973), » Bob Marley prédit la fin des dictatures dans le monde et affirme qu’à sa mort il aura une place privilégiée à Sion, la colline sacrée de Dieu qui symbolise le paradis, en ces paroles : « Je dis que je rentrerai chez moi à Sion, par un beau matin, quand j’aurai accompli ma mission. » Le 11 mai 1981 à Miami (Floride, Etats-Unis), Bob fit ses derniers adieux à l’âge de 36 ans. Incroyable ! Comment un homme aussi jeune peut-il accomplir une mission aussi lourde. Aujourd’hui, une discographie de centaines de morceaux aussi riches et agréables à écouter constitue l’héritage qu’il a légué à toutes les générations.

 
Mouhamed DIOP,
Professeur d’anglais

 

"Redemption Song" de Bob Marley traduit en français

Le 02/03/2017

 
« Chant de rédemption »

S’inspirant de la Sainte Bible, Bob nous livre son lyrisme rédempteur. Nul ne peut vivre sans commettre de péché. Si tel est notre lot de malheur, n’est-il pas temps de s’agenouiller et prier pour que le Seigneur nous pardonne. Il n’est jamais trop tard pour expier nos fautes tant qu’il nous reste un tant soit peu d’air dans les poumons (Ndt).
 
Les vieux pirates m'ont enlevé
Ils m'ont vendu aux négriers
Quelques minutes plus tard ils m'ont arraché
Du gouffre sans fond
Mais grâce à l'Omnipotent
J'étais vaillant
Nous sommes les fiers héritiers
De cette génération

Ne veux-tu pas te joindre à nous
Pour chanter ces chants de rédemption ?
Car je ne connais que
Des chants de rédemption
Des chants de rédemption

Libérez-vous de vos mentalités d'esclaves
Nous sommes les seuls capables de nous libérer de nos mentalités
N'ayez pas peur de l'énergie atomique
Car nul ne peut arrêter le temps
Pour combien de temps continueront-ils à tuer nos prophètes
Au moment où nous regardons sans rien faire ?
Certains disent que ce n'est qu'une partie de l'histoire
Nous devons compléter le reste

Ne veux-tu pas te joindre à nous
Pour chanter ces chants de rédemption ?
Car je ne connais que
Des chants de rédemption
Des chants de rédemption
Des chants de rédemption

Libérez-vous de vos mentalités d'esclaves
Nous sommes les seuls capables de nous libérer de nos mentalités
N'ayez pas peur de l'énergie atomique
Car nul ne peut arrêter le temps
Pour combien de temps continuerons-t-ils à tuer nos prophètes
Au moment où nous regardons sans rien faire ?
Certains disent que ce n'est qu'une partie de l'histoire
Nous devons compléter le reste

Ne veux-tu pas te joindre à nous
Pour chanter ces chants de rédemption ?
Car je ne connais que
Des chants de rédemption
Je ne connais que
Des chants de rédemption
Ces chants de rédemption
Ces chants de rédemption...
 
Leçon de vie : « Entre la damnation et la rédemption, il faut choisir (Ndt). »
 
Bob Marley, “Redemption Song,” Traduit de l’anglais jamaïcain par Mouhamed DIOP

 

 

"One Love One Heart'" de Bob Marley traduit en français

Le 18/02/2017

 
« Unissons nos amours ! Unissons nos cœurs ! »
 
L’humanité toute entière est une famille. Malgré nos différentes cultures, une seule langue nous unit, celle du cœur. Dans un monde fragile en proie à la violence, à l’arme nucléaire, à la haine et à l’intolérance, il est urgent de s’unir, s’entraider et s’aimer. Si nos cœurs sont pleins d’amour, nous vivrons dans la quiétude et le bonheur (Ndt).
 
Unissons nos amours !
Unissons nos cœurs !
Soyons unis et vivons heureux !
Écoutez les enfants crier
(Unissons nos amours !)
Écoutez les enfants crier
(Unissons nos cœurs !)
Ils disent : « Rendons grâce à Dieu et vivons heureux »
Ils disent : « Soyons unis et vivons heureux » 
Wo wo-wo wo-wo !

Le chien aboie la caravane passe.
(Unissons nos amours !)
Une seule question me préoccupe :
(Unissons nos cœurs !)
« Y a-t-il une place pour le pécheur sans espoir
Lui qui a fait du tort à tout le monde
Pour préserver ses propres croyances ? »

Unissons nos amours !
Je n'ai rien entendu !
Unissons nos cœurs !
Je n'ai rien entendu !
Soyons unis et vivons heureux
Comme au commencement
(Unissons nos amours !)
Qu'il en soit ainsi pour la fin
(Unissons nos cœurs !)
C'en bien !
Rendons grâce à Dieu et je vivrai heureux
Soyons unis et vivons heureux !
Laissez-moi ajouter ceci !

Soyons unis pour combattre le mal sur Armageddon
(Unissons nos amours !)
Le bien viendra quand l'homme vaincra
(Unissons nos cœurs !)
Ayez pitié de ceux dont les chances s'amenuisent
Personne ne peut se cacher de son Créateur.

Ils disent : Unissons nos amours !
Je n'ai rien entendu !
(Unissons nos cœurs !)
Je n'ai rien entendu !
Soyons unis et vivons heureux !
J'implore l'humanité entière !
(Unissons nos amours !)
Oh, Seigneur !
(Unissons nos cœurs !)
Wo-ooh!

Rendons grâce à Dieu et je vivrai heureux 
Soyons unis et vivons heureux !
Rendons grâce à Dieu et je vivrai heureux 
Soyons unis et vivons heureux !

Leçon de vie : « L’union fait la force. »

Bob Marley, “One Love People Get Ready,” Traduit de l’anglais jamaïcain par Mouhamed DIOP.

 

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